La légion d'honneur

Créée en 1802 par Bonaparte, Premier consul, la Légion d’honneur symbolise depuis deux siècles le talent, le courage, le dévouement au service de la nation.
L’étoile blanche accrochée à un ruban rouge a traversé tous les bouleversements politiques, l’effigie ornant son centre a changé, résumant le cours de l’histoire, Empire, Royauté, République… Mais sa signification est restée fidèle aux vœux de son créateur : elle désigne aujourd’hui comme autrefois une élite vivante et ouverte, reflet d’un pays au travers de son évolution.

Les colliers

Au cœur du musée, sont réunis les trois colliers de la Légion d’honneur. Cet insigne prestigieux symbolise l’universalité et la pérennité de l’Ordre.
Sous le Premier Empire, le collier, imaginé par Dominique-Vivant Denon et réalisé par l’orfèvre Biennais, fut porté par l’Empereur, les princes de sa famille et quelques grands dignitaires. Il n’était pas statutaire. Sa symbolique illustrait magistralement les activités d’excellence de la nation.
La IIIe République créa un nouveau bijou directement inspiré du premier et en fit l’emblème des présidents de la République, dont les noms sont gravés au revers des maillons. Le collier actuel, réalisé à l’initiative du musée en 1953, est présenté au nouveau président le jour de son investiture.

Autre ordres impériaux

Napoléon créa outre la Légion d'honneur, trois ordres de mérite : l'ordre de la Couronne de fer (1805), l'ordre impérial de la Réunion (1811) et l'ordre des Trois Toisons d'or (1809), ordre militaire qui disparut sans avoir réellement existé. Les deux premiers ne survécurent pas à l’Empire.

Le Premier Empire

De prestigieuses œuvres, tel l’encrier du roi Jérôme ou la porcelaine imitant un camée peinte par Louis Parant, servent de cadre à l’histoire des ordres et décorations créés par les frères de l’Empereur – Joseph, roi de Naples puis d’Espagne, Louis, roi de Hollande et Jérôme, roi de Westphalie – et son beau-frère Joachim Murat, roi de Naples. Aucune des distinctions fondées par ces souverains ne survécut à l’Empire.

Sont également évoqués à travers deux inestimables ensembles le maréchal Berthier (costume de cour, cuirasse, collier) et l’archichancelier Cambacérès (écrin contenant 41 de ses décorations).
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