Actualité

La rubrique Documentation du site du musée donne accès à l'Histoire des ordres et décorations français depuis le Moyen Âge à nos jours, sous forme de fiches téléchargeables au format PDF.

Des informations précises et agrémentées d'une riche iconographie, pour donner envie d'aller plus loin dans la connaissance des distinctions.

20° anniversaire de la loi sur les dations

La dation en paiement a été instituée par la loi n°68-1251 du 31 décembre 1968, pour favoriser la conservation du patrimoine artistique national. Elle constitue un mode exceptionnel de paiement en nature de certains impôts. Le texte de la loi stipule que "tout héritier donataire ou légataire peut acquitter les droits de succession par la remise d’œuvres d’art, de livres, d’objets de collection ou de documents de haute valeur artistique ou historique".

20° anniversaire de la loi sur les dations. Un texte majeur pour la conservation du patrimoine

Le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie a bénéficié deux fois de cette procédure et ainsi acquis deux de ses principaux chefs d’œuvre : en 1982, l’écrin des décorations de Cambacérès,archichancelier d'Empire, contenant 41 pièces d'une exceptionnelle qualité, et en 2002, le collier de l’ordre royal des Deux-Siciles d’Achille Murat, fils aîné de Joachim Murat, maréchal d'Empire et roi de Naples.

Espaces

1 - Palais et musée de la Légion d'honneur

Le palais

Le palais de Salm, commandé par le prince Frédéric de Salm-Kyrbourg à l’architecte Pierre Rousseau en 1782 fut achevé en 1788. La Légion d’honneur l’acquit le 3 mai 1804. Incendié pendant la Commune, le bâtiment fut reconstruit dans sa forme primitive entre 1871 et 1878 par l’architecte Mortier.
Il est à la fois la résidence du grand chancelier et le siège de l’Ordre. Il abrite la grande chancellerie de la Légion d’honneur qui administre les récompenses nationales – la Légion d’honneur (depuis 1802), la Médaille militaire (depuis 1852), l’ordre national du Mérite (depuis 1963), et le musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie.

Le musée
Le musée occupe une aile moderne élevée entre 1922 et 1925 sur l’emplacement des anciennes écuries de l’hôtel de Salm. Il a été créé à l’initiative du général Dubail et financé grâce à une souscription ouverte parmi les légionnaires et les médaillés militaires, dont le succès fut particulièrement vif aux Etats-Unis. Il a été inauguré en 1925.
Au noyau initial des collections, composé du fonds de la grande chancellerie, de grands dépôts des musées nationaux et de la collection d’un amateur éclairé, Maurice Bucquet (1860-1921), se sont ajoutés, au fil du temps, de nombreux dons et achats prestigieux.

2 - Ordres chevaleresques et religieux

Les ordres chevaleresques et religieux, nés des croisades, sont la première manifestation d'institutions regroupant en communauté des chevaliers autour d'un Grand Maître au service d'un idéal. L’ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, connu aujourd’hui sous le nom d’ordre de Malte, est l’un des rares à avoir traversé les siècles.
Ordre souverain militaire hospitalier de <br>Saint-Jean de Jérusalem

Créé au lendemain de la première croisade, l’Ordre assura jusqu’à la disparition des Etats latins d’Orient des fonctions militaires en plus des tâches religieuses et hospitalières.
Repliés à Chypre, puis à Rhodes et enfin à Malte en 1530, les chevaliers assurèrent la police des mers pendant plus de deux cent cinquante ans, tout en poursuivant leur vocation hospitalière.
Chassés de l’île par Bonaparte en 1798, ils purent installer le siège de l’Ordre à Rome en 1834. A partir de cette date, le rayonnement de l’Ordre ne cessa de grandir. Il assure aujourd'hui des fonctions exclusivement charitables et hospitalières.

A l'origine, l'insigne en était une croix blanche à huit pointes en tissu, cousue sur le manteau des chevaliers. Au XVIe siècle apparut un bijou en or émaillé dont la codification n'intervint qu'à la fin du XIXe siècle.
 

3 - Ordres royaux français

Les ordres royaux français
Inspirés de l’idéal chevaleresque et de la solide organisation des ordres chevaleresques et religieux, les princes européens fondent à partir du XIVe siècle leurs propres ordres afin de renforcer leur puissance politique en s’assurant la fidélité de l’élite chevaleresque.

En France, les ordres de Saint-Michel (1469) et du Saint-Esprit (1578), réservés à la noblesse, ont rythmé l’Ancien Régime et leur prestige a marqué les mémoires. L’ordre militaire de Saint-Louis, premier ordre de mérite démocratique, créé par Louis XIV en 1693, annonce la Légion d’honneur dont les racines puisent, par-delà les idées nouvelles, au plus profond des traditions de la chevalerie française.

4 - Légion d'honneur et Premier Empire

La légion d'honneur
Créée en 1802 par Bonaparte, Premier consul, la Légion d’honneur symbolise depuis deux siècles le talent, le courage, le dévouement au service de la nation.
L’étoile blanche accrochée à un ruban rouge a traversé tous les bouleversements politiques, l’effigie ornant son centre a changé, résumant le cours de l’histoire, Empire, Royauté, République… Mais sa signification est restée fidèle aux vœux de son créateur : elle désigne aujourd’hui comme autrefois une élite vivante et ouverte, reflet d’un pays au travers de son évolution.
Les colliers
Au cœur du musée, sont réunis les trois colliers de la Légion d’honneur. Cet insigne prestigieux symbolise l’universalité et la pérennité de l’Ordre.
Sous le Premier Empire, le collier, imaginé par Dominique-Vivant Denon et réalisé par l’orfèvre Biennais, fut porté par l’Empereur, les princes de sa famille et quelques grands dignitaires. Il n’était pas statutaire. Sa symbolique illustrait magistralement les activités d’excellence de la nation.
La IIIe République créa un nouveau bijou directement inspiré du premier et en fit l’emblème des présidents de la République, dont les noms sont gravés au revers des maillons. Le collier actuel, réalisé à l’initiative du musée en 1953, est présenté au nouveau président le jour de son investiture.
Napoléon créa outre la Légion d'honneur, trois ordres de mérite : l'ordre de la Couronne de fer (1805), l'ordre impérial de la Réunion (1811) et l'ordre des Trois Toisons d'or (1809), ordre militaire qui disparut sans avoir réellement existé. Les deux premiers ne survécurent pas à l’Empire.

Le Premier Empire
De prestigieuses œuvres, tel l’encrier du roi Jérôme ou la porcelaine imitant un camée peinte par Louis Parant, servent de cadre à l’histoire des ordres et décorations créés par les frères de l’Empereur – Joseph, roi de Naples puis d’Espagne, Louis, roi de Hollande et Jérôme, roi de Westphalie – et son beau-frère Joachim Murat, roi de Naples. Aucune des distinctions fondées par ces souverains ne survécut à l’Empire.

Sont également évoqués à travers deux inestimables ensembles le maréchal Berthier (costume de cour, cuirasse, collier) et l’archichancelier Cambacérès (écrin contenant 41 de ses décorations).

5 - Ordres étrangers

Ordres européens
Miroirs d’histoire et de société, les ordres et récompenses du vieux continent résument la construction et l’évolution des différents pays qui composent l’Europe. Parmi les plus prestigieux des grands ordres chevaleresques, certains comme l’ordre de la Jarretière (Royaume-Uni) ou l’ordre de l’Eléphant (Danemark), sont encore décernés de nos jours, pérennisant des traditions séculaires. D’autres sont exclusivement féminins, véritables bijoux d’un grand raffinement. A partir du XVIIIe siècle, se généralisent, souvent inspirés par le modèle français, des ordres de mérite, ouverts à tous, complétés par de nombreuses décorations militaires ou civiles adaptées à l’histoire et à la symbolique de chaque pays.
Ordres du monde
Certains Etats comme les Etats-Unis ne connaissent que des décorations et réservent aux étrangers leur seul ordre : la Legion of Merit. Quant aux pays d’Amérique latine, ils doivent leur système de récompense aux modèles européens très présents dans leur histoire.
La notion d’ordre honorifique, distinct de tout avantage matériel, était étrangère aux civilisations africaines et asiatiques. Ce n’est qu’au cours du XIXe siècle, que, progressivement, les usages occidentaux furent adoptés et que de nombreux ordres furent créés. Les premiers apparaissent en Turquie, introduisant un nouveau vocabulaire décoratif d’inspiration orientale.

6 - Salle contemporaine

Articulé autour d’une salle réservée à l’évocation des héros de la Première Guerre mondiale, un espace est consacré à l'histoire des ordres et décorations décernés en France à l’époque contemporaine (1789-aujourd’hui), depuis les médailles commémoratives (médaille de Sainte-Hélène, Médaille coloniale, etc.) jusqu’à l’ordre national du Mérite en passant par la Médaille militaire, la Croix de guerre, l’ordre de la Libération, les ordres coloniaux ou encore les ordres ministériels.
La Médaille militaire
La Médaille militaire, créée par le prince Louis Napoléon le 22 janvier 1852, est réservée aux soldats et sous-officiers. Elle récompense actes de courage et longues années de service. Exceptionnellement elle confère, remise aux grands chefs militaires, une dignité supérieure à la grand-croix de la Légion d’honneur.
Des insignes d’un combattant de Crimée, d’un poilu de la Grande guerre aux insignes de Joffre, de Foch et de Jean Moulin, c’est un extraordinaire parcours de gloire et de courage qui s’inscrit dans les vitrines de la salle contemporaine.
Les conflits mondiaux
La mobilisation totale, l’exaltation patriotique ainsi que le culte du souvenir furent des caractéristiques majeures de la Grande Guerre, traduites par un véritable culte envers les décorations, symbole tangible de l’héroïsme et du sacrifice national. Les récompenses existantes furent adaptées ; de nouvelles décorations (la Croix de guerre, la Médaille interalliée) furent créées, afin de récompenser l’héroïsme des combattants, et plus tard, de commémorer la paix. Les insignes sont présentés dans une salle-écrin, encadrée par deux couloirs où sont exposés les pastels d’Eugène Burnand, galerie de portraits illustrant magistralement l’universalité du conflit.
Vingt ans après, la Seconde Guerre mondiale, marquée par l’échec de la campagne de France, les années de Résistance et d’occupation, va créer un contexte très particulier que reflètent bien les décorations liées au conflit, les anciennes comme les nouvelles (ordre de la Libération, médaille de la Résistance).
L’ordre national du Mérite
Créé le 3 décembre 1963, un an après la promulgation du code réformant la Légion d’honneur, le second ordre national a rendu possible l’harmonisation du système des décorations françaises. Il a pris le relais des nombreux ordres ministériels dont seuls subsistent 4 exemples : les Palmes académiques, le Mérite agricole, le Mérite maritime et les Arts et lettres.
Réservé aux services distingués, l’ordre national du Mérite a permis de nuancer la notion de mérite et d’adapter les récompenses aux nouvelles exigences du monde contemporain.

Centre de Ressources multimédia

Centre de Ressources multimédia

Une salle interactive propose de découvrir la dimension humaine des décorations, invitant à une réflexion sur les fondements de notre pays et sur les mérites de ceux et celles qui l’ont construit. Elle permet au visiteur de consulter plus de 300 portraits de femmes et d’hommes illustrant la richesse et la diversité des ordres nationaux. Ces portraits, regroupés par séquences historiques ou thématiques, permettent de comprendre le rôle des distinctions au service de la nation et complètent largement les rencontres déjà proposées dans les salles sur les bornes. Un programme pédagogique est spécialement conçu pour les élèves (CM1 et 2, collège et lycée) qui y trouveront une vivante leçon de civisme.


Les enseignants peuvent consulter le centre de ressources sur le site www.visite-legiondhonneur.fr (accès soumis à identification).

Couplées avec l’audioguide, des bornes audiovisuelles réparties dans les salles animent le parcours du visiteur. Elles ponctuent chaque étape de l’histoire des ordres français, mettent en exergue plusieurs personnalités titulaires d’ordres étrangers, permettant de rencontrer des figures emblématiques telles le chevalier Bayard, l’ingénieur Vauban, le petit Tambour d’Arcole, le maréchal Lannes, Lamartine, Pasteur, Citroën, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, le général Eisenhower, Jean Moulin, Eric Tabarly...

Maisons d'éducation

Maisons d'éducation de la Légion d'honneur
En fermant les couvents, la Révolution ruina les structures de l’instruction féminine qui, au début du Premier Empire, n’était plus assurée que par de rares maisons fort recherchées. Napoléon, conscient de cette carence, signa le 15 décembre 1805 à Schönbrunn le décret établissant des « maisons d’éducation [laïques] pour les demoiselles enfants des membres de la Légion d’honneur », qu’il installa dans le château d’Ecouen en 1807, et dans l’ancienne abbaye de Saint-Denis en 1809.
Aujourd’hui, les maisons d’éducation sont des établissements publics placés sous l’autorité du grand chancelier. Les jeunes filles admises ont obligatoirement un ascendant direct membre de l’ordre de la Légion d’honneur ou de l’ordre national du Mérite, ou encore décoré de la Médaille militaire. Toutes internes, elles portent un uniforme sur lequel elles arborent la fameuse ceinture, héritage de l’Empire, qui permet de distinguer leur niveau scolaire.
Au nombre de 1000, elles sont réparties entre le collège installé dans l’ancien couvent des Loges à Saint-Germain-en-Laye (ex-maison d’orphelines créée en 1810) et le lycée de Saint-Denis.

Boutique

Accès : Entrée du musée
2, rue de la Légion d’honneur 75007 Paris
La boutique-librairie est accessible librement pendant les heures d’ouverture du musée, du mercredi au dimanche 13h/18h

Catalogue sur demande en s’adressant au siège de la Société LR Paris
27, boulevard Malesherbes 75008 Paris
Tél : 01 42 65 57 53 / 01 42 65 43 40
Fax : 01 42 65 11 54
et par internet : www.bmlh.fr et www.lrparis.fr

La gestion de la boutique du musée de la Légion d’honneur a été confiée par la grande chancellerie à la Société L.R. * Paris.
La société L.R. Paris, créée en 1959 par Jean Lemaire, ancien officier de cavalerie, est aujourd’hui gérée par sa fille et deux de ses petits-fils (Olivier et Charles Doligé), dans le même respect des traditions de qualité, des délais et dans le même souci des relations courtoises.
*LR : initiales de jeune fille de la mère du fondateur de la Société, née Léonie de Ruffieu.
Petits et grands, curieux, amateurs ou chercheurs pourront étancher leur soif de connaissance grâce à un grand choix de livres et publications soigneusement sélectionnés avec l’approbation de la conservation du musée.
Musée de la Légion d’honneur, Guide de recherches en histoire de la Légion d’honneur, Paris, Société des amis du musée ; Saint-Rémy-en-l’eau, éditions d’art Monelle Hayot, 2002
Guide de recherches en histoire de la Légion d’honneur
Ce livre est un outil de recherche destiné tant aux chercheurs et aux historiens qu’à tous ceux qui souhaitent renouer avec leurs racines en retrouvant les traces de leurs ancêtres. Il permettra de s’orienter dans le dédale des archives, livres et sites internet relatifs à la Légion d’honneur.
Format : 18*24 ; 484 p. Broché.
Laurence Wodey et Béatrice Coullaré, L’Insigne de l’honneur. De la Légion à l’étoile. 1802-1815, Paris, Société des amis du musée de la Légion d’honneur, 2005
L’Insigne de l’honneur
Richement illustré, ce livre retrace l’histoire consulaire et impériale de l’insigne de la Légion d’honneur, dont la création ne fut décrétée par Napoléon que deux ans après la fondation de l’institution. Il analyse également les différents modèles d’insignes, les techniques de fabrication et les cérémonies de remise, en faisant le point sur les dernières découvertes scientifiques.
Format : 21*27 ; 222 p. Relié.
Anne de Chefdebien, Laurence Wodey et Bertrand Galimard-Flavigny, Ordres et décorations en France, Musée de la Légion d’honneur, 2006
Ordres et décorations en France
Avec plus de 400 photos, ce catalogue offre au lecteur une promenade commentée dans les salles françaises du musée. A la fois concis et exhaustif, il retrace l’histoire des ordres et décorations français depuis l’origine, proposant une information de qualité tant sur les insignes que sur les personnalités qui les ont portés.
Format : 20*26 ; 167 p. Broché.

La boutique du musée vous propose une large sélection d’articles liés aux ordres et décorations ainsi qu’à l’histoire de France, destinée à répondre à tous les besoins du public : plaisir personnel, cadeaux, remise de décoration.
Le visiteur y trouvera ainsi, à côté des célèbres foulards L.R. et des décorations réglementaires nationales, toute une gamme de produits dédiés aux récompenses nationales ou inspirés de personnages marquants de l’histoire de France : porcelaine, verrerie, objets décoratifs, jeux, montres, cahiers, blocs-notes, eau de Cologne, etc.

Retrouvez tous les produits de la boutique du musée sur www.bmlh.fr et www.lrparis.fr.

Pratique

Informations pratiques

Musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie
2, rue de la Légion d’honneur
(parvis du musée d’Orsay)
75007 Paris
Tél : 01 40 62 84 25
Fax : 01 40 62 84 96
E-mail : musee@legiondhonneur.fr
Site internet : www.musee-legiondhonneur.fr

Horaires
Du mercredi au dimanche de 13h à 18h, mardi réservé aux groupes sur réservation. Fermé les lundis, 1er janvier, 1er mai, 15 août, 1er novembre et 25 décembre.

Tarif
Entrée et audioguide gratuits

Accès
Bus 63,68, 69, 73, 83, 84, 94
Métro Solférino
RER Musée d’Orsay
Parc de stationnement (Parking Deligny : voitures uniquement, accès par la voie sur berge)

Accès personnes à mobilité réduite
1 rue de Solférino 75007 Paris (RV au 01 40 62 84 25)

Groupes

Renseignements et réservations
Le mardi après-midi (13h/18h) est exclusivement réservé aux groupes. Les autres jours, les groupes peuvent visiter le musée, au milieu des visiteurs individuels.
Tél : 01 40 62 84 25 Fax : 01 40 62 84 96
e-mail : musee@legiondhonneur.fr

Visite libre

Il est offert aux groupes la possibilité de visiter le musée avec des audioguides, gratuitement.
Durée approximative : 2h
Conditions : 25 personnes maximum / Réservation obligatoire

Visite guidée

Tarif : 150 euros TTC
Durée approximative : 2h à 2h30
Conditions : 25 personnes maximum / Réservation obligatoire

Scolaires
Un service pédagogique est en cours d’organisation autour d’une thématique générale :
Le musée de la Légion d’honneur, lieu de mémoire, lieu de citoyenneté

Renseignements et réservations
Les élèves seront de préférence accueillis en matinée, du mardi au vendredi, en dehors des heures d’ouverture aux visiteurs individuels.

Tél : 01 40 62 84 25 / Fax : 01 40 62 84 96
e-mail : musee@legiondhonneur.fr

Objectifs
Il a pour mission de délivrer un message civique fondé sur le rappel et le développement de l’universalité des valeurs communes à tous les citoyens français telles l’égalité, la liberté, la fraternité, la souveraineté du peuple, la justice, le respect, la laïcité, l’honneur, la dignité, le service, le mérite, l’héroïsme, l’exemplarité… - et d’un patrimoine commun : histoire et mémoire.

Ses objectifs méthodologiques sont fondés sur les connaissances et les compétences du socle commun, sur l’interdisciplinarité, la dynamique de projet et la mise en valeur de chaque enfant.

Activités
3 types d’activités seront proposées à partir du printemps 2008, déclinées pour les primaires (CM1-CM2), collège et lycée.

- Visite-découverte

Visite libre permettant de découvrir l’ensemble du musée, à partir de quelques objets et bornes-phares avec audioguide (ou animateur), et questionnaire à remplir par l’élève.
Un droit de parole peut être accordé aux enseignants sur demande.

Tarif : en cours d' évaluation
Durée approximative : 1h30 à 2h
Conditions : 30 élèves maximum + accompagnateurs / Réservation obligatoire

- Parcours thématiques

Chevaliers d’hier, chevaliers d’aujourd’hui
Mise en exergue de la notion d’honneur comme valeur commune à tous les hommes ; accent mis sur la personnalité des membres de la Légion d’honneur.

Citoyens au champ d’honneur : entre sacrifice et récompense
Mise en exergue de la notion de service, d’héroïsme, de sacrifice individuel et collectif au service de la nation ; les récompenses nationales, lieux de mémoire au même titre que les monuments aux morts.

Citoyens, à vos mérites !
Les ordres et décorations actuels : un système de récompense au service de l’exemplarité et du mérite citoyens
Tarif : en cours d' évaluation
Durée approximative : 1h30 à 2h
Conditions : 30 élèves maximum + accompagnateurs / Réservation obligatoire

- Ateliers

La jeunesse à l’honneur : le héros n’a pas d’âge
Des Mémoires du petit tambour d’Arcole aux grands sportifs d'aujourdhui.

Le pouvoir dans tous ses états
De la monarchie à la république : étude du langage symbolique entre l’Etat et les sujets puis les citoyens.

Tarif
Tarif : en cours d' évaluation
Durée approximative : 2h à 2h30
Conditions : 30 élèves maximum + accompagnateurs / Réservation obligatoire

Ces activités peuvent s’insérer dans un projet de classe, de niveau, et de réseau. Il est également envisagé d'accueillir des élèves de 1ère dans le cadre des TPE.

Documentation

Bibliothèque et archives

Le centre de documentation est constitué d’une bibliothèque et d’un fonds d’archives. Le chercheur y trouvera des informations à caractère scientifique sur l’histoire des ordres et décorations français et étrangers, et sur ceux qui les ont portés.

Accès
Uniquement sur rendez-vous motivé.
Tél : 01 40 62 84 25 / e-mail : musee@legiondhonneur.fr
Courrier :
Musée de la Légion d’honneur  
2, rue de la Légion d’honneur   75007 Paris

Bibliothèque
Elle compte plus de 3000 ouvrages et une riche sélection d’articles, répartis en plusieurs sections : ordres et décorations français, ordres et décorations étrangers, sciences auxiliaires complémentaires (héraldique, symbolique, vexillologie, uniformologie), histoire générale et histoire thématique (histoire sociale, histoire politique, histoire militaire…), histoire de l’art, annuaires et almanachs, biographies collectives et individuelles.
Archives
Le musée conserve une collection d’archives formée d’une partie du fonds ancien de la grande chancellerie, augmenté de nombreux dons et achats.

Cette collection est répartie en 4 sections : ordres et décorations français antérieurs à l’établissement du Consulat (1799), armes d’honneur et Légion d’honneur (dont la collection des ampliations de décrets de nomination de 1803 à 1934), ordres et décorations français de la période contemporaine (XIXe-XXe siècle), ordres étrangers.

Guide de recherches - Premières démarches

Avant d’entreprendre tout travail sur un décoré, le chercheur doit connaître sa nationalité, son état civil, ses dates de naissance et de décès, et, si possible, son domaine d’activité. Pour mener à bien ces travaux préliminaires, nous l’invitons à consulter Le guide des recherches sur l’histoire des familles de Gildas Bernard, publié par les Archives nationales en 1988, qui comporte une section « Ordres, décorations, récompenses honorifiques ». Cet ouvrage est accessible sur le site www.francegenweb.org.

Légion d’honneur
Guide de recherches
Musée de la Légion d’honneur, Guide de recherches en histoire de la Légion d’honneur, Société des amis du musée et éditions d’art Monelle Hayot, 2002, in-8°, 484 p.

Ce livre recense les sources françaises publiques et privées de l’histoire de la Légion d’honneur. Il est en vente à la boutique du musée au prix promotionnel de 18 euros.

Premières démarches
Il n’existe pas de liste continue des membres de la Légion d’honneur nommés depuis la première promotion de l’Ordre (1803), dont on estime le nombre à 1 million.1) Membres de la Légion d’honneur nommés entre 1803 et 1930 [sauf 1914-1918]

 

Membres de la Légion d’honneur nommés entre 1803 et 1930 [sauf 1914-1918]

 

Les dossiers existants des membres de la Légion d’honneur nommés entre 1803 et 1930 (décédés avant 1954) sont consultables au Centre d’Accueil et de Recherches des Archives Nationales (CARAN)11-13 rue des Quatre Fils, 75003 Paris / Tél. : 01.40.27.64.19
Vous pouvez en prendre connaissance sur place ou en demander une photocopie.

Les dossiers sont répertoriés dans la base de données Léonore, accessible par minitel en composant le 3614 code Joconde base Léonore ou par internet à http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/pres.htm (Bases de données / Léonore). Cette base indique la cote du dossier, le nom, les prénoms, la date et le lieu de naissance du titulaire, mais pas sa date de nomination dans la Légion d’honneur.

Pour connaître la date de nomination d’un membre de l’Ordre, ou pour des recherches plus complètes, vous pouvez contacter le Musée au 01.40.62.84.25, par courrier (Musée de la Légion d’honneur 2 rue de la Légion d’honneur 75007 Paris), par mail ( musee@legiondhonneur.fr), ou par fax au 01.40.62.84.96.


Membres de la Légion d’honneur nommés après 1930

Pour la période 1930 à nos jours et pour les légionnaires nommés pendant les deux guerres, vous devez écrire à la grande chancellerie de la Légion d’honneur, service gestion des membres de la Légion d’honneur, 1 rue de Solférino 75007 Paris, en indiquant le plus complètement possible l’état civil de la personne.
 

Médaille de Sainte-Hélène
Cette médaille, créée par Napoléon III le 12 août 1857, fut remise à plus de 400 000 vétérans des guerres de la Révolution et de l’Empire. Malheureusement, leur liste et les dossiers qui se trouvaient à la grande chancellerie de la Légion d’honneur, furent détruits dans l’incendie de 1871, à l’exception de quelques cartons concernant les médaillés originaires du Wurtemberg.


Aujourd’hui, vous pouvez retrouver près de 180 000 d’entre eux, français et étrangers, sur le site www.stehelene.org, régulièrement enrichi à partir des listes et brevets conservés aux archives départementales (série R et M), et des sources conservées en Belgique, au Luxembourg et au Danemark.
Médaille militaire
Cette décoration réservée aux sous-officiers, aux soldats et aux officiers généraux ayant commandé sur le champ de bataille, a été créée par Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, le 22 janvier 1852. 2e dans l’ordre de préséance des récompenses nationales, elle est administrée par la grande chancellerie de la Légion d’honneur.

Pour tout renseignement, vous devez écrire à la grande chancellerie de la Légion d’honneur, service de la Médaille Militaire, 1 rue de Solférino 75007 Paris.
Ordre national du Mérite
Cet Ordre a été créé le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle, président de la République. 3e dans l’ordre de préséance des récompenses nationales, il est administré par la grande chancellerie de la Légion d’honneur.

Pour tout renseignement, vous devez contacter la grande chancellerie de la Légion d’honneur, service de l’ordre national du Mérite, 1 rue de Solférino 75007 Paris.

     Ordres et décorations nationaux
Anne de Chefdebien et Bertrand Galimard-Flavigny, La Légion d’honneur, un ordre au service de la nation, Collection Gallimard-Découvertes, 2002, en vente à la boutique du musée.
Louis Bonneville de Marsangy, Claude Ducourtial et Isabelle du Pasquier, La Légion d’honneur (gros livre rouge), Lavauzelle, en vente à la boutique du musée.
Des livres équivalents existent pour la Médaille militaire et l’ordre national du Mérite.


     Ordres français
Catalogue du musée (167 p.), en vente à la boutique (15 euros)


     Ordres étrangers
Dans un premier temps, le visiteur pourra consulter l’historique des ordres disponible sur de nombreux sites, dont il trouvera une recension régulièrement actualisée sur www.skf-vzw.org.
Pour connaître la nomenclature des ordres actuellement décernés, nous l’invitons à consulter les sites des chancelleries de chaque pays.
Plusieurs ouvrages sont par ailleurs disponibles à la bibliothèque du musée.

Histoire des ordres et décorations français

Les articles de cette rubrique (en construction) retracent l'histoire des récompenses françaises au moyen de notices assorties de fiches illustrées téléchargeables au format PDF. Les ordres royaux de Saint-Michel (1469) et du Saint-Esprit (1578) ont rythmé l'histoire de l'Ancien Régime. L'ordre de Saint-Louis, premier ordre de mérite démocratique, a été fondé par Louis XIV en 1693. Bonaparte s'en inspira lorsqu'il créa la Légion d'honneur en 1802. Au XIXe siècle, de nombreuses décorations militaires ou civiles adaptées à l'histoire et à la symbolique de notre pays ont été créées. Ainsi, la Médaille militaire (1852), la Croix de guerre (1915), les médailles commémoratives et les médailles d'honneur et de courage. Ont vu également le jour les ordres ministériels et les ordres coloniaux. Le dernier grand fondateur d'ordres français est le général de Gaulle, qui créa l'ordre de la Libération (1940) et l'ordre national du Mérite (1963).

 

Louis XI, confronté au développement de la puissance du duc de Bourgogne dont l'ordre de la Toison d'or, créé en 1430, était accepté par de nombreux princes, décida, à son tour, de créer un ordre de chevalerie qui lui permettrait de compter ses amis et d'affermir sa suzeraineté. Le nouvel ordre fut créé le 1er août 1469 à Amboise et placé sous la protection de Saint Michel dont l'image flottait sur des étendards royaux depuis la guerre de Cent Ans.

Le plus prestigieux des ordres de la monarchie française fut créé le 31 décembre 1578 par Henri III, pendant les guerres de religion. Destiné à défendre la foi catholique, il avait en fait pour but de fidéliser autour du roi l'élite du royaume. Le nouvel ordre était voué au Saint-Esprit en raison de la dévotion du souverain devenu roi de Pologne, puis de France, pendant les fêtes de Pentecôte 1573 et 1574.

L'ordre de Saint-Lazare fut fondé à l'époque des Croisades, avec la vocation de soigner les lépreux. Chassés de Terre sainte en 1253, ses réfugièrent en France. Cet ordre perdit assez vite de son importance malgré les nombreux biens qu'il possédait. La situation de Saint-Lazare fut stabilisée lorsqu'il fut réuni à celui de Notre-Dame du Mont-Carmel, spécialement créé par Henri IV en gage de sa conversion, en 1608. Le dernier grand maître fut le comte de Provence, futur Louis XVIII.

En créant, le 5 avril 1693, l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, Louis XIV instituait un nouvel état, celui de la chevalerie de mérite militaire. Ce nouvel ordre était en effet destiné à récompenser le courage de tous les officiers catholiques nobles ou roturiers. Jusqu'ici, les ordres de chevalerie, limités par de sèvères conditions de nombre et de naissance, ne permettaient pas au roi de témoigner sa reconnaissance aux hommes qui guerroyaient à son service. En 1759, Louis XV fonda l'institution du Mérite militaire en faveur des officiers protestants étrangers. En 1771, il créa le médaillon de Vétérance au profit des sous-officiers et soldats ayant servi plus de 24 ans sans défaillance.

Après que les assemblées révolutionnaires eurent supprimé toute marque d'honneur ayant un caractère personnel, le Directoire reconnut la nécessité de récompenser les meilleurs guerriers par le don de drapeaux ou d'armes. La loi du 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799) institua des récompenses nationales. Bonaparte, par l'arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) structura un nouveau système de récompense : les armes d'honneur. Fabriquées par la manufacture de Versailles, ces armes de luxe comptent parmi les plus belles du temps.

Dès les premiers temps de son mandat, le Premier Consul Bonaparte entreprit de réorganiser un pays épuisé par dix ans de conflits, en jetant "quelques masses de granit" "sur le sol de France", telle la Légion d'honneur, créée le 29 floréal an X (19 mai 1802). Distinction nationale unique, la Légion d'honneur était destinée à réunir en un corps d'élite assermenté au régime le courage des militaires et le talent des civils, formant ainsi la base d'une nouvelle société au service de la nation. L'insigne de la Légion d'honneur, la fameuse étoile à cinq branches environnée de feuillage fut créée le 22 messidor an XII (11 juillet 1804).

Ordre à la fois moderne et traditionnel, fondé sur de nouvelles valeurs, notamment les valeurs démocratiques, la Légion d'honneur telle que l'avait conçue Napoléon traversa le temps en s'adaptant à l'histoire de la France. Louis XVIII, dès 1814, rétablit les ordres royaux, mais maintint la Légion d'honneur en y apportant quelques modifications. Roi des Français, Louis-Philippe mit en sommeil les ordres monarchiques, ne conservant que la Légion d'honneur, redevenue la première récompense française. Un temps menacée par la Révolution de 1848, l'institution de Napoléon Bonaparte survécut, réformée par son neveu, Louis-Napoléon, prince-président puis empereur.

La IIIe République maintint la Légion d'honneur tout en supprimant le serment, et donna aux insignes leur aspect actuel à quelques détails près. A l'aube du XXe siècle, 45 000 légionnaires composaient l'Ordre pour une population un peu supérieure à 38 millions de Français. Les conflits mondiaux et les guerres d'Indochine et d'Algérie furent à l'origine d'un gonflement inéluctable des effectifs : environ 300 000 au début des années 60. Par le Code de 1962, le général de Gaulle assura la pérennité de l'institution en la replaçant dans ses principes d'origine et en la contingentant.  Aujourd'hui, on compte moins de 100 000 membres.

Porté par Napoléon Premier et quelques dignitaires sous le Premier Empire, le collier de la Légion d'honneur, non codifié par l'Empereur, est aujourd'hui l'apanage exclusif du grand maître, le chef de l'Etat. Reflet de l'histoire de France, son dessin évolua dans le temps : 16 médaillons représentant les disciplines d'excellence de la nation, alternent avec des aigles sous le Premier Empire, et les initiales "HP" (pour "Honneur et Patrie", devise de l'Ordre), sous la IIIe république. Elles forment aujourd'hui les seuls motifs de la chaîne du collier.

Napoléon créa en 1805 des "maisons d'éducation [laïques] pour les demoiselles enfants des membres de la Légion d'honneur" . Il installa la première dans le château d'Ecouen et la seconde dans l'abbaye de Saint-Denis. Aujourd'hui, les maisons accueillent les filles, petites-filles et arrière-petites-filles de membres de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite, et de titulaires de la Médaille militaire. De la 6e à la 3e, les élèves fréquentent l'établissement des Loges, à Saint-Germain-en-Laye. La maison de Saint-Denis les prend en charge à partir de la Seconde.

Roi d'Italie, Napoléon créa l'ordre de la Couronne de fer, placé sous l'invocation de l'antique couronne des rois lombards dans laquelle un clou de la Vraie Croix aurait été fondu. Le 15 août 1809, au faîte de sa gloire, il créa un ordre militaire illustrant sa puissance, l'ordre des Trois Toisons d'or. Réservé à une élite, cet ordre, accueilli très froidement ,disparut en 1813. Il n'avait jamais compté aucun membre Le 18 octobre 1811, l'Empereur fonda l'ordre impérial de la Réunion, pour soulager la Légion d'honneur dont les effectifs avaient cru hors de toute prévision et récompenser des catégories de serviteurs auxquelles le premier ordre impérial était difficilement accessible.  

Entre 1806 et 1808, Napoléon Premier installa trois de ses frères sur des trônes européens : Louis devint roi de Hollande en juin 1806, Jérôme roi de Westphalie en juillet 1807, et Joseph roi de Naples en février 1808 puis roi d'Espagne en juillet de la même année. Le maréchal Murat, beau-frère de l'Empereur, remplaça Joseph à la tête du royaume napoléonien du sud de l'Italie. Les frères de l'Empereur fondèrent chacun un ordre dont les principes étaient calqués sur ceux de la Légion d'honneur. Louis créa l'ordre royal de Hollande après bien des vicissitudes, Jérôme l'ordre de la Couronne de Westphalie, et Joseph, l'ordre royal des Deux-Siciles puis l'ordre royal d'Espagne. Par ailleurs,  Louis et Joseph créèrent une décoration, et le maréchal Murat trois. Ce dernier ajouta aussi une une dignité au collier à l'ordre royal des Deux-Siciles.

La Médaille militaire fut instituée le 22 janvier 1852 par Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République, pour récompenser les sous-officiers et les soldats trop souvent ignorés par la Légion d'honneur. Cette nouvelle décoration suscita au départ plus de méfiance que d'enthousiasme jusqu'à ce que le Prince-Président la remît également à des officiers généraux ayant commandé en chef au champ d'honneur. La campagne de Crimée fut le baptême du feu de la Médaille militaire. Quand les soldats constatèrent que, par leur courage, ils pouvaient porter une décoration ornant la poitrine de l'Empereur, ils revinrent sur leur prévention.

Il revient à l'empereur Napoléon III de les avoir introduites parmi nos marques d'honneur. Leur caractère distinctif est d'être attribuées à tout officier ou soldat inscrit aux contrôles pendant la durée d'une campagne déterminée et non en récompense d'une action d'éclat. De toutes les médailles commémoratives, la médaille de Sainte-Hélène et la Médaille coloniale sont les plus célèbres. La première, créée le 12 août 1857, fut décernée à tous les vétérans des campagnes de la Révolution et de l'Empire. La seconde, instituée le 26 juillet 1893 et rebaptisée médaille d'Outre-mer le 6 juin 1962, constitue la marque des services rendus par les troupes ayant pris part à des opérations militaires dans les territoires de l'ancien empire colonial français.

La Première Guerre mondiale marque une étape importante dans le domaine des décorations. La Légion d'honneur dut être adaptée : afin de récompenser l'héroïsme des combattants et de réconforter les familles, de nouveaux titres de nomination apparurent : tableaux spéciaux, législation sur les mutilés de guerre, titres posthumes ; de même la décoration des collectivités, villes, drapeaux de régiments, écoles, se généralisa. Une nouvelle croix fut créée, prenant place immédiatement après la Légion d'honneur et la Médaille militaire : la Croix de guerre. Enfin, de très nombreuses décorations et médailles commémoratives virent le jour durant et après le conflit, dont  la Médaille interalliée de la Victoire, créée conjointement par les alliés.

Sous la IIIe République, l'expansion coloniale créa un besoin de récompenses que la seule Légion d'honneur ne pouvait satisfaire. Contrairement à d'autres pays européens comme l'Espagne et la Grande-Bretagne qui s'étaient dotés d'ordres spécifiques, la France annexa des ordres locaux, jusque là considérés comme des ordres étrangers quoique émanant de chefs d'Etat protégés et souvent décernés sur proposition des autorités françaises résidant sur place. Cinq ordres coloniaux furent ainsi "créés" par le décret du 10 mai 1896 : l'ordre du Cambodge, l'ordre du Dragon d'Annam, l'ordre de l'Etoile noire, l'ordre du Nichan el Anouar et l'ordre de l'Etoile d'Anjouan. Les deux premiers furent supprimés entre 1948 et 1950. Les trois autres, rebaptisés ordres de la France d'Outre-mer en 1950, disparurent avec la création de l'ordre national du Mérite le 3 décembre 1963.

Le général de Gaulle, Président de la République signa le 3 décembre 1963 le décret de création de l'ordre national du Mérite, destiné à récompenser les services distingués rendus à la nation, tandis que la Légion d'honneur était réservée aux services éminents. La création de ce second ordre national entraîna la suppression des trois ordres de la France d'Outre-mer et de tous les ordres ministériels à l'exception des Palmes académiques, de l'ordre du Mérite agricole, de l'ordre du Mérite maritime et de l'ordre des Arts et lettres. L'ordre national du Mérite compte aujourd'hui 195 000 membres français.

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