La rubrique Documentation du site du musée donne accès à l'Histoire des ordres et décorations français depuis le Moyen Âge à nos jours, sous forme de fiches téléchargeables au format PDF.
Des informations précises et agrémentées d'une riche iconographie, pour donner envie d'aller plus loin dans la connaissance des distinctions.
La dation en paiement a été instituée par la loi n°68-1251 du 31 décembre 1968, pour favoriser la conservation du patrimoine artistique national. Elle constitue un mode exceptionnel de paiement en nature de certains impôts. Le texte de la loi stipule que "tout héritier donataire ou légataire peut acquitter les droits de succession par la remise d’œuvres d’art, de livres, d’objets de collection ou de documents de haute valeur artistique ou historique".
Le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie a bénéficié deux fois de cette procédure et ainsi acquis deux de ses principaux chefs d’œuvre : en 1982, l’écrin des décorations de Cambacérès,archichancelier d'Empire, contenant 41 pièces d'une exceptionnelle qualité, et en 2002, le collier de l’ordre royal des Deux-Siciles d’Achille Murat, fils aîné de Joachim Murat, maréchal d'Empire et roi de Naples.
Le palais de Salm, commandé par le prince Frédéric de Salm-Kyrbourg à l’architecte Pierre Rousseau en 1782 fut achevé en 1788. La Légion d’honneur l’acquit le 3 mai 1804. Incendié pendant la Commune, le bâtiment fut reconstruit dans sa forme primitive entre 1871 et 1878 par l’architecte Mortier.
Il est à la fois la résidence du grand chancelier et le siège de l’Ordre. Il abrite la grande chancellerie de la Légion d’honneur qui administre les récompenses nationales – la Légion d’honneur (depuis 1802), la Médaille militaire (depuis 1852), l’ordre national du Mérite (depuis 1963), et le musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie.
Créé au lendemain de la première croisade, l’Ordre assura jusqu’à la disparition des Etats latins d’Orient des fonctions militaires en plus des tâches religieuses et hospitalières.
Repliés à Chypre, puis à Rhodes et enfin à Malte en 1530, les chevaliers assurèrent la police des mers pendant plus de deux cent cinquante ans, tout en poursuivant leur vocation hospitalière.
Chassés de l’île par Bonaparte en 1798, ils purent installer le siège de l’Ordre à Rome en 1834. A partir de cette date, le rayonnement de l’Ordre ne cessa de grandir. Il assure aujourd'hui des fonctions exclusivement charitables et hospitalières.
A l'origine, l'insigne en était une croix blanche à huit pointes en tissu, cousue sur le manteau des chevaliers. Au XVIe siècle apparut un bijou en or émaillé dont la codification n'intervint qu'à la fin du XIXe siècle.
Une salle interactive propose de découvrir la dimension humaine des décorations, invitant à une réflexion sur les fondements de notre pays et sur les mérites de ceux et celles qui l’ont construit. Elle permet au visiteur de consulter plus de 300 portraits de femmes et d’hommes illustrant la richesse et la diversité des ordres nationaux. Ces portraits, regroupés par séquences historiques ou thématiques, permettent de comprendre le rôle des distinctions au service de la nation et complètent largement les rencontres déjà proposées dans les salles sur les bornes. Un programme pédagogique est spécialement conçu pour les élèves (CM1 et 2, collège et lycée) qui y trouveront une vivante leçon de civisme.
Les enseignants peuvent consulter le centre de ressources sur le site www.visite-legiondhonneur.fr (accès soumis à identification).
Catalogue sur demande en s’adressant au siège de la Société LR Paris
27, boulevard Malesherbes 75008 Paris
Tél : 01 42 65 57 53 / 01 42 65 43 40
Fax : 01 42 65 11 54
et par internet : www.bmlh.fr et www.lrparis.fr
La boutique du musée vous propose une large sélection d’articles liés aux ordres et décorations ainsi qu’à l’histoire de France, destinée à répondre à tous les besoins du public : plaisir personnel, cadeaux, remise de décoration.
Le visiteur y trouvera ainsi, à côté des célèbres foulards L.R. et des décorations réglementaires nationales, toute une gamme de produits dédiés aux récompenses nationales ou inspirés de personnages marquants de l’histoire de France : porcelaine, verrerie, objets décoratifs, jeux, montres, cahiers, blocs-notes, eau de Cologne, etc.
Retrouvez tous les produits de la boutique du musée sur www.bmlh.fr et www.lrparis.fr.
| Musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie |
Visite libre
Il est offert aux groupes la possibilité de visiter le musée avec des audioguides, gratuitement.
Durée approximative : 2h
Conditions : 25 personnes maximum / Réservation obligatoire
Visite guidée
Tarif : 150 euros TTC
Durée approximative : 2h à 2h30
Conditions : 25 personnes maximum / Réservation obligatoire
- Ateliers
La jeunesse à l’honneur : le héros n’a pas d’âge
Des Mémoires du petit tambour d’Arcole aux grands sportifs d'aujourdhui.
Le pouvoir dans tous ses états
De la monarchie à la république : étude du langage symbolique entre l’Etat et les sujets puis les citoyens.
Ces activités peuvent s’insérer dans un projet de classe, de niveau, et de réseau. Il est également envisagé d'accueillir des élèves de 1ère dans le cadre des TPE.
Le centre de documentation est constitué d’une bibliothèque et d’un fonds d’archives. Le chercheur y trouvera des informations à caractère scientifique sur l’histoire des ordres et décorations français et étrangers, et sur ceux qui les ont portés.
Accès
Uniquement sur rendez-vous motivé.
Tél : 01 40 62 84 25 / e-mail : musee@legiondhonneur.fr
Courrier :
Musée de la Légion d’honneur
2, rue de la Légion d’honneur 75007 Paris
Avant d’entreprendre tout travail sur un décoré, le chercheur doit connaître sa nationalité, son état civil, ses dates de naissance et de décès, et, si possible, son domaine d’activité. Pour mener à bien ces travaux préliminaires, nous l’invitons à consulter Le guide des recherches sur l’histoire des familles de Gildas Bernard, publié par les Archives nationales en 1988, qui comporte une section « Ordres, décorations, récompenses honorifiques ». Cet ouvrage est accessible sur le site www.francegenweb.org.
Premières démarches
Il n’existe pas de liste continue des membres de la Légion d’honneur nommés depuis la première promotion de l’Ordre (1803), dont on estime le nombre à 1 million.1) Membres de la Légion d’honneur nommés entre 1803 et 1930 [sauf 1914-1918]
Membres de la Légion d’honneur nommés entre 1803 et 1930 [sauf 1914-1918]
Les dossiers existants des membres de la Légion d’honneur nommés entre 1803 et 1930 (décédés avant 1954) sont consultables au Centre d’Accueil et de Recherches des Archives Nationales (CARAN)11-13 rue des Quatre Fils, 75003 Paris / Tél. : 01.40.27.64.19
Vous pouvez en prendre connaissance sur place ou en demander une photocopie.
Les dossiers sont répertoriés dans la base de données Léonore, accessible par minitel en composant le 3614 code Joconde base Léonore ou par internet à http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/pres.htm (Bases de données / Léonore). Cette base indique la cote du dossier, le nom, les prénoms, la date et le lieu de naissance du titulaire, mais pas sa date de nomination dans la Légion d’honneur.
Pour connaître la date de nomination d’un membre de l’Ordre, ou pour des recherches plus complètes, vous pouvez contacter le Musée au 01.40.62.84.25, par courrier (Musée de la Légion d’honneur 2 rue de la Légion d’honneur 75007 Paris), par mail ( musee@legiondhonneur.fr), ou par fax au 01.40.62.84.96.
Membres de la Légion d’honneur nommés après 1930
Pour la période 1930 à nos jours et pour les légionnaires nommés pendant les deux guerres, vous devez écrire à la grande chancellerie de la Légion d’honneur, service gestion des membres de la Légion d’honneur, 1 rue de Solférino 75007 Paris, en indiquant le plus complètement possible l’état civil de la personne.
Les articles de cette rubrique (en construction) retracent l'histoire des récompenses françaises au moyen de notices assorties de fiches illustrées téléchargeables au format PDF. Les ordres royaux de Saint-Michel (1469) et du Saint-Esprit (1578) ont rythmé l'histoire de l'Ancien Régime. L'ordre de Saint-Louis, premier ordre de mérite démocratique, a été fondé par Louis XIV en 1693. Bonaparte s'en inspira lorsqu'il créa la Légion d'honneur en 1802. Au XIXe siècle, de nombreuses décorations militaires ou civiles adaptées à l'histoire et à la symbolique de notre pays ont été créées. Ainsi, la Médaille militaire (1852), la Croix de guerre (1915), les médailles commémoratives et les médailles d'honneur et de courage. Ont vu également le jour les ordres ministériels et les ordres coloniaux. Le dernier grand fondateur d'ordres français est le général de Gaulle, qui créa l'ordre de la Libération (1940) et l'ordre national du Mérite (1963).
Louis XI, confronté au développement de la puissance du duc de Bourgogne dont l'ordre de la Toison d'or, créé en 1430, était accepté par de nombreux princes, décida, à son tour, de créer un ordre de chevalerie qui lui permettrait de compter ses amis et d'affermir sa suzeraineté. Le nouvel ordre fut créé le 1er août 1469 à Amboise et placé sous la protection de Saint Michel dont l'image flottait sur des étendards royaux depuis la guerre de Cent Ans.
Le plus prestigieux des ordres de la monarchie française fut créé le 31 décembre 1578 par Henri III, pendant les guerres de religion. Destiné à défendre la foi catholique, il avait en fait pour but de fidéliser autour du roi l'élite du royaume. Le nouvel ordre était voué au Saint-Esprit en raison de la dévotion du souverain devenu roi de Pologne, puis de France, pendant les fêtes de Pentecôte 1573 et 1574.
L'ordre de Saint-Lazare fut fondé à l'époque des Croisades, avec la vocation de soigner les lépreux. Chassés de Terre sainte en 1253, ses réfugièrent en France. Cet ordre perdit assez vite de son importance malgré les nombreux biens qu'il possédait. La situation de Saint-Lazare fut stabilisée lorsqu'il fut réuni à celui de Notre-Dame du Mont-Carmel, spécialement créé par Henri IV en gage de sa conversion, en 1608. Le dernier grand maître fut le comte de Provence, futur Louis XVIII.
En créant, le 5 avril 1693, l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, Louis XIV instituait un nouvel état, celui de la chevalerie de mérite militaire. Ce nouvel ordre était en effet destiné à récompenser le courage de tous les officiers catholiques nobles ou roturiers. Jusqu'ici, les ordres de chevalerie, limités par de sèvères conditions de nombre et de naissance, ne permettaient pas au roi de témoigner sa reconnaissance aux hommes qui guerroyaient à son service. En 1759, Louis XV fonda l'institution du Mérite militaire en faveur des officiers protestants étrangers. En 1771, il créa le médaillon de Vétérance au profit des sous-officiers et soldats ayant servi plus de 24 ans sans défaillance.
Après que les assemblées révolutionnaires eurent supprimé toute marque d'honneur ayant un caractère personnel, le Directoire reconnut la nécessité de récompenser les meilleurs guerriers par le don de drapeaux ou d'armes. La loi du 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799) institua des récompenses nationales. Bonaparte, par l'arrêté du 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799) structura un nouveau système de récompense : les armes d'honneur. Fabriquées par la manufacture de Versailles, ces armes de luxe comptent parmi les plus belles du temps.
Dès les premiers temps de son mandat, le Premier Consul Bonaparte entreprit de réorganiser un pays épuisé par dix ans de conflits, en jetant "quelques masses de granit" "sur le sol de France", telle la Légion d'honneur, créée le 29 floréal an X (19 mai 1802). Distinction nationale unique, la Légion d'honneur était destinée à réunir en un corps d'élite assermenté au régime le courage des militaires et le talent des civils, formant ainsi la base d'une nouvelle société au service de la nation. L'insigne de la Légion d'honneur, la fameuse étoile à cinq branches environnée de feuillage fut créée le 22 messidor an XII (11 juillet 1804).
Ordre à la fois moderne et traditionnel, fondé sur de nouvelles valeurs, notamment les valeurs démocratiques, la Légion d'honneur telle que l'avait conçue Napoléon traversa le temps en s'adaptant à l'histoire de la France. Louis XVIII, dès 1814, rétablit les ordres royaux, mais maintint la Légion d'honneur en y apportant quelques modifications. Roi des Français, Louis-Philippe mit en sommeil les ordres monarchiques, ne conservant que la Légion d'honneur, redevenue la première récompense française. Un temps menacée par la Révolution de 1848, l'institution de Napoléon Bonaparte survécut, réformée par son neveu, Louis-Napoléon, prince-président puis empereur.
La IIIe République maintint la Légion d'honneur tout en supprimant le serment, et donna aux insignes leur aspect actuel à quelques détails près. A l'aube du XXe siècle, 45 000 légionnaires composaient l'Ordre pour une population un peu supérieure à 38 millions de Français. Les conflits mondiaux et les guerres d'Indochine et d'Algérie furent à l'origine d'un gonflement inéluctable des effectifs : environ 300 000 au début des années 60. Par le Code de 1962, le général de Gaulle assura la pérennité de l'institution en la replaçant dans ses principes d'origine et en la contingentant. Aujourd'hui, on compte moins de 100 000 membres.
Porté par Napoléon Premier et quelques dignitaires sous le Premier Empire, le collier de la Légion d'honneur, non codifié par l'Empereur, est aujourd'hui l'apanage exclusif du grand maître, le chef de l'Etat. Reflet de l'histoire de France, son dessin évolua dans le temps : 16 médaillons représentant les disciplines d'excellence de la nation, alternent avec des aigles sous le Premier Empire, et les initiales "HP" (pour "Honneur et Patrie", devise de l'Ordre), sous la IIIe république. Elles forment aujourd'hui les seuls motifs de la chaîne du collier.
Napoléon créa en 1805 des "maisons d'éducation [laïques] pour les demoiselles enfants des membres de la Légion d'honneur" . Il installa la première dans le château d'Ecouen et la seconde dans l'abbaye de Saint-Denis. Aujourd'hui, les maisons accueillent les filles, petites-filles et arrière-petites-filles de membres de la Légion d'honneur, de l'ordre national du Mérite, et de titulaires de la Médaille militaire. De la 6e à la 3e, les élèves fréquentent l'établissement des Loges, à Saint-Germain-en-Laye. La maison de Saint-Denis les prend en charge à partir de la Seconde.
Roi d'Italie, Napoléon créa l'ordre de la Couronne de fer, placé sous l'invocation de l'antique couronne des rois lombards dans laquelle un clou de la Vraie Croix aurait été fondu. Le 15 août 1809, au faîte de sa gloire, il créa un ordre militaire illustrant sa puissance, l'ordre des Trois Toisons d'or. Réservé à une élite, cet ordre, accueilli très froidement ,disparut en 1813. Il n'avait jamais compté aucun membre Le 18 octobre 1811, l'Empereur fonda l'ordre impérial de la Réunion, pour soulager la Légion d'honneur dont les effectifs avaient cru hors de toute prévision et récompenser des catégories de serviteurs auxquelles le premier ordre impérial était difficilement accessible.
Entre 1806 et 1808, Napoléon Premier installa trois de ses frères sur des trônes européens : Louis devint roi de Hollande en juin 1806, Jérôme roi de Westphalie en juillet 1807, et Joseph roi de Naples en février 1808 puis roi d'Espagne en juillet de la même année. Le maréchal Murat, beau-frère de l'Empereur, remplaça Joseph à la tête du royaume napoléonien du sud de l'Italie. Les frères de l'Empereur fondèrent chacun un ordre dont les principes étaient calqués sur ceux de la Légion d'honneur. Louis créa l'ordre royal de Hollande après bien des vicissitudes, Jérôme l'ordre de la Couronne de Westphalie, et Joseph, l'ordre royal des Deux-Siciles puis l'ordre royal d'Espagne. Par ailleurs, Louis et Joseph créèrent une décoration, et le maréchal Murat trois. Ce dernier ajouta aussi une une dignité au collier à l'ordre royal des Deux-Siciles.
La Médaille militaire fut instituée le 22 janvier 1852 par Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République, pour récompenser les sous-officiers et les soldats trop souvent ignorés par la Légion d'honneur. Cette nouvelle décoration suscita au départ plus de méfiance que d'enthousiasme jusqu'à ce que le Prince-Président la remît également à des officiers généraux ayant commandé en chef au champ d'honneur. La campagne de Crimée fut le baptême du feu de la Médaille militaire. Quand les soldats constatèrent que, par leur courage, ils pouvaient porter une décoration ornant la poitrine de l'Empereur, ils revinrent sur leur prévention.
Il revient à l'empereur Napoléon III de les avoir introduites parmi nos marques d'honneur. Leur caractère distinctif est d'être attribuées à tout officier ou soldat inscrit aux contrôles pendant la durée d'une campagne déterminée et non en récompense d'une action d'éclat. De toutes les médailles commémoratives, la médaille de Sainte-Hélène et la Médaille coloniale sont les plus célèbres. La première, créée le 12 août 1857, fut décernée à tous les vétérans des campagnes de la Révolution et de l'Empire. La seconde, instituée le 26 juillet 1893 et rebaptisée médaille d'Outre-mer le 6 juin 1962, constitue la marque des services rendus par les troupes ayant pris part à des opérations militaires dans les territoires de l'ancien empire colonial français.
La Première Guerre mondiale marque une étape importante dans le domaine des décorations. La Légion d'honneur dut être adaptée : afin de récompenser l'héroïsme des combattants et de réconforter les familles, de nouveaux titres de nomination apparurent : tableaux spéciaux, législation sur les mutilés de guerre, titres posthumes ; de même la décoration des collectivités, villes, drapeaux de régiments, écoles, se généralisa. Une nouvelle croix fut créée, prenant place immédiatement après la Légion d'honneur et la Médaille militaire : la Croix de guerre. Enfin, de très nombreuses décorations et médailles commémoratives virent le jour durant et après le conflit, dont la Médaille interalliée de la Victoire, créée conjointement par les alliés.
Sous la IIIe République, l'expansion coloniale créa un besoin de récompenses que la seule Légion d'honneur ne pouvait satisfaire. Contrairement à d'autres pays européens comme l'Espagne et la Grande-Bretagne qui s'étaient dotés d'ordres spécifiques, la France annexa des ordres locaux, jusque là considérés comme des ordres étrangers quoique émanant de chefs d'Etat protégés et souvent décernés sur proposition des autorités françaises résidant sur place. Cinq ordres coloniaux furent ainsi "créés" par le décret du 10 mai 1896 : l'ordre du Cambodge, l'ordre du Dragon d'Annam, l'ordre de l'Etoile noire, l'ordre du Nichan el Anouar et l'ordre de l'Etoile d'Anjouan. Les deux premiers furent supprimés entre 1948 et 1950. Les trois autres, rebaptisés ordres de la France d'Outre-mer en 1950, disparurent avec la création de l'ordre national du Mérite le 3 décembre 1963.
Le général de Gaulle, Président de la République signa le 3 décembre 1963 le décret de création de l'ordre national du Mérite, destiné à récompenser les services distingués rendus à la nation, tandis que la Légion d'honneur était réservée aux services éminents. La création de ce second ordre national entraîna la suppression des trois ordres de la France d'Outre-mer et de tous les ordres ministériels à l'exception des Palmes académiques, de l'ordre du Mérite agricole, de l'ordre du Mérite maritime et de l'ordre des Arts et lettres. L'ordre national du Mérite compte aujourd'hui 195 000 membres français.
Le musée a été rénové entièrement grâce au mécénat.
Société des amis du musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie
La société des amis, association loi 1901 reconnue d’utilité publique, apporte une aide considérable au développement du musée. Elle participe à l’acquisition de pièces maîtresses pour la collection, contribue à l’organisation d’expositions, aide la conservation à assurer ses missions d’étude, de recherche, d’information et de restauration, et édite un bulletin.
Elle organise également des conférences, des concerts, des visites et des voyages.
Renseignements et conditions d’adhésion
Musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie
2, rue de la Légion d’honneur (parvis du musée d’Orsay) 75007 Paris
Tél : 01 40 62 84 25 / Fax : 01 40 62 84 96
E-mail : musee@legiondhonneur.fr